Ceux qui disent Paris en août c’est génial au pire mentent, au mieux n’habitent pas le XIVe.
Ils professent devant le bleu, un verre de Spritz à la main, croyant faire peuple alors qu’ils sont bien contents d’avoir QTF*. J’insiste, ces gens-là n’ont jamais circulé avenue du Maine un Quinze-Août, sous 30 degrés, quand même les alimentations générales ne sont plus achalandées, et en pleins travaux de voirie. Le trajet jusqu’au Sphinx devenait acrobatique pour ne pas dire MORTEL. Du coup, je suis allée me faire voir du côté de Montsouris.
J’avais besoin de faire de l’exercice. Le matin, je chaussais mes Asics et allais trottiner autour du lac avec mon rap masculiniste. L’après-midi, au lieu du Sphinx, j’y retournais pour lire allongée à l’ombre des grands cèdres… Souvent, y avait Noar, mon ex. Je le trouvais la plupart du temps assis sur un des bancs publics qui bordent le lac, ou bien en train de se balader dans les sentes, les mains jointes dans le dos, un appareil argentique autour du cou.
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